Situation : Fin des vacances faut que tu ramènes
des cadeaux, après une petite sieste bien évidemment interrompue par cet enc*lé de
vendeur de beignet tu decides d'aller négocier quelques articles fleurant bon le
Maghreb.
C'est la que t'aura malheureusement pour ta sacoche porte monnaie
Louis pas
Vuitton affaire aux terribles marchands des souks et leur art de la négociation, bien plus complexe que l'art de la guerre.
Commencer très gros, on sait jamais, ça pourrait passer. Si ça passe pas, on s'en fout, on négocie
N.B 10 Dirhams = 1 euros
Donc, prenons un truc qui vaut
200 dirhams ,le marchand compte une marge honorable à 400 dirhams, la mise à prix se fait donc à 2500 dirhams LOL. Et là, vous me dites, mais pourquoi pas 2000 dirhams ?
Ben tout simplement parce que c'est une vieille technique de marchand de souk depuis 17 générations.
A
2500 dirhams, le client ressent une
odeur de vaseline , c'est normal,le marchand est sur le point de l'enc*ler comme il se doit.
Mais tous ça est minutieusement calculé
C'est là que le marchand explique que c'est parce que c'est
la qualiti, et que
la qualiti, c'est pas le même prix que si c'est pas
la qualiti (
c'est clair Nadin Mouk).
Inutile d'expliquer
la qualiti, ça se voit
la qualiti, c'est évident
la qualiti, et si le client demande
moins de qualité, le marchand va alors sortir une de son arme favorite ; le regard degouté comme si le client avait insulté sa grand mère de
salope nymphomane.
La première partie du raquettage de dirham est lancé; le meilleur est a venir
.
Le vendeur va alors suggérer de proposer le prix qu'il donnerait lui à la marchandise.
Humm t'en veux
2500 Dh ,moi je t'en donne heuuuuuu
300 Dh, woulah sinon je me casse il fait trop chaud dans ton magasin.
De toute façon quelque soit le prix proposé, le vendeur va
simuler une syncope, tomber lourdement sur le sol. Son assistant arrive, lance un regard lourd de reproche au client (
le fameux regard), mais ne lui crie pas dessus, parce que le client c'est quand même le client, mais même le client pourrait avoir la notion des choses qui se font ou ne se font pas, on est pas des bêtes, nous on se casse à vendre de la qualité et c'est comme ça qu'on se fait traiter, c'est à se demander où va le monde,
pas étonnant qu'il y ait des guerres.
Un bon assistant doit pouvoir passer tous ces messages dans son regard en quelques secondes, le temps que le propriétaire du magasin se relève péniblement et reprenne la négociation alors qu'il devrait être allongé
sur un lit d'hôpital, mais la conscience professionnelle, monsieur, ça ne se discute pas, j'irai mourir après la vente (
quel hérooooooo)
Et c'est maintenant que la vrai négociation commenceLe Marchand veut 2500 dirhams, le client en veut pour 400 dirhams
A présent le marchand va utilisé de vieille technique de
carottage touareg amenée a Oujda de génération en génération d'ailleur maintenant que le client est en mesure de lui fournir un joli pacquet de pognon c'est bien evidemment son pote.
Les sourires, les tappe sur l'épaule, le marchand fera même l'effort de parler la langue du client ponctué de son accent .
Par contre ,un festival de regard pétriffié, de simulation d'attaque cardiaque voir même de remballage de marchandise attendent les clients trop gratteur.
A suivre...................... (Non serieux y'aura la suite ohhhh)